Oser croire, Osons avancer

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oser croire oser avancer

Et si je vous disais que le confinement va durer jusqu’à la fin de l’année ? Et si je vous disais que rien ne sera plus comme avant ?

Là, tout de suite, première réaction d’un changement aussi violent : non, ce n’est pas possible, je n’y crois pas !

Démarrage du deuil

Tiens, tiens, nous entrons dans la première des phases du deuil, qui accompagne toute période de transition, de changement.

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Je pense même qu’un confinement de 9 mois, va nous amener à ressentir de la colère, de la peur :

  • « Non, ce n’est pas possible, l’état ne gère vraiment pas bien cette crise » pourra-t-on entendre
  • « Au secours, que vont devenir nos entreprises, nos salariés », entendrons-nous très rapidement.

Ces émotions, ces ressentis (comme toutes les émotions) sont nécessaires ! Assurément ! Elles vont nous aider à passer le cap, à se préparer vers le changement … tout doucement (ou rapidement), ça dépendra de chacun-e.

NOTE: tout le monde n’est donc pas armé pour accepter ce confinement de 9 mois. Tout le monde ne peut pas le faire, ne pourra sans doute pas le faire. Tout du moins, s’il n’est pas accompagné … et, … nous allons y revenir dans la suite de cet article.

Ok, ok, revenons à ce qui se passe maintenant, en ce jour du 25 mars 2020.

Et oui, vous l’aurez compris, pour l’instant, on ne nous parle pas encore de 9 mois de confinement … et c’est bien là le problème.

Pourquoi ?

Nous n’avons pas assez de temps !

Pas assez de temps pour se dire qu’on va accepter ce moment,

Pas assez de temps pour se dire qu’on peut avancer, qu’on peut oser.

Nous sommes dans un état d’urgence, (et l’état l’a validé du point de vue de l’assemblée).

Donc, tout est géré … dans l’urgence.

Pas le temps de se préparer, pas le temps d’accepter.

Or, actuellement, que se passe-t-il ?

On nous annonce 15 jours, puis peut-être un mois, voire 45 jours, voire …, on ne sait, en fait, pas.

Rien de stable, rien de sûr. Vous allez me dire, c’est normal, en cette période.

Toute cette période est ressentie comme anxiogène, comme négative.

Les peurs sont là, normales, nécessaires, car le danger est là, en tout cas il est ressenti comme tel.

Et que fait-on lorsqu’on a peur ? Plusieurs réactions possibles.

Regardons autour de nous : beaucoup de chantiers sont décalés, beaucoup de projets sont annulés, ou bien remis à plus tard, bon nombres de formations prévues pour cette période sont reportées à septembre, voire … annulées tout simplement.

Nous sommes au bord de la dépression (si l’on en suit la courbe du deuil) ….

Et nous attendons, nous sommes groguis par ce qui se passe, nous n’osons pas prendre de décisions.

Comme dirait une collègue, c’est l’effet élection présidentielle : vu que le choix d’un président, d’une présidente peut apporter des règles différentes, vu que cela peut tout changer, on préfère attendre, reporter les décisions, plutôt qu’avancer, et s’adapter.

Et si nous osions ?

NOTE: ici, je vais parler d’idées, de possibilités. Loin de moi l’envie de critiquer les choix d’aujourd’hui. Ils se comprennent, se respectent. Je propose simplement une autre voix, ouvrir le champ des possibles.

Revenons au début de l’article, je vous annonçais une fiction où un confinement de 9 mois allait arriver.

Après toute la phase descendante du deuil, nous allions pouvoir amorcer la phase montante, celle qui mène vers l’acceptation, vers la quête de sens, vers la sérénité et la croissance.

L’humanité sait s’adapter à toute situtation, aussi complexe qu’elle y paraît de prime abord.

Et si nous nous disions cela actuellement ? Et si nous osions accepter la situation, pour par la suite avancer ?

Prenons un exemple : les conférences, l’événementiel.

Une conférence se fait en présentiel, c’est sûr, et l’habitude c’est d’inviter bon nombres de personnes à rester assises dans une salle, devant une personne (ou plusieurs) qui va parler, présenter ses idées.

Et si, dès maintenant, nous nous disions, hey, on peut faire la même chose à distance ?!

Comment ?

  • Soit la technologie le permet, et nous voilà à suivre des conférences à distance, depuis chez soi.
  • Soit cela n’est pas encore possible, et des produits, des entreprises, émergent pour permettre cette possibilité.
  • Soit cela existe, et l’on peut faire encore mieux, et on se retrouve dans le point 2 : l’innovation arrive.

Nous avons la chance, j’entends, chez nous, en France, d’avoir la technologie pour le permettre. Des webinaires existent par exemple et ce depuis un moment, sur internet.

On pourrait étendre cette idée, avec des centaines, des milliers de personnes.

Une question ?

Pourquoi, lorsque une conférence est présente sur Internet, elle est très souvent gratuite ? (je prends l’exemple de Microsoft qui propose des conférences autour de .net par exemple, qui sont à chaque fois gratuites).

Ne peut-on pas proposer un business réellement distancielle, où l’on accepte de payer pour suivre une conférence, de qualité, en ligne ?

Un second exemple : les formations, l’apprentissage

Actuellement, nous vivons un vrai tsunami autour de la formation :

  • D’un côté, bon nombre de formations sont décalées, voire totalement annulées
  • De l’autre, les entreprises de la #edtech ont pris l’initiative de proposer bon nombre de leurs outils gratuits durant la période de confinement.

Des préparations opérationnelles à l’emploi sont actuellement tout bonnement annulées ! Des formations, prévues depuis plusieurs mois, sont elles aussi, soit décalées en septembre, soit abandonnées.

Les explications sont nombreuses :

  • L’Etat avec Pôle Emploi se retrouve submergé actuellement. Et ne peut pas facilement gérer toutes les demandes, tous les projets.
  • Former des adultes, qui sont aussi parents, dans un contexte où les parents deviennent des relais des enseignants, où les parents ont peu de temps et d’énergie dans la journée.
  • Nous ne sommes pas habitués à suivre des formations distancielles, nous préférons la formation présentielle.

Une question ?

Et si, au lieu de formation d’une durée de 7 hr, nous changions la donne, nous revoyions notre façon de former, d’apprendre ?

Ne peut-on pas proposer la même formation, segmenter en modules de 2 heures, à suivre tous les jours ? Et même si on ne la suit pas en direct, ne peut-on pas l’enregistrer, la diffuser sur un accès privé, et le formateur-formatrice reste disponible après diffusion ?

Des exemples nombreux

Nous pouvons prendre ici d’autres exemples, et réfléchir à d’autres solutions possibles en cette période de changement.

C’est très souvent dans la contrainte que l’on innove le plus ! (ou tout du moins c’est un des catalyseurs de l’innovation).

Et pour y arriver, nous devons passer par la courbe d’état du deuil.

Osons avancer

C’est certain, cela ne fait qu’une semaine, et le chemin est long vers le changement, vers l’acceptation de cette situation.

Des secteurs d’activité sont en total arrêt (le secteur du tourisme, et donc de l’aviation, l’immobilier aussi, …). Et ces secteurs sont des clefs de l’économie mondiale actuelle.

Nous sommes donc tous impactés, nécessairement.

Et pourtant, je suis persuadé qu’une autre voie est possible.

En se disant que nous ne reviendrons pas en arrière, que l’avant ne sera pas après, on accepte le chemin (ou on y est forcé), et donc on peut / doit avancer : construire, pas à pas, le nouveau futur. Et non attendre, comme si c’était une vulgaire petite tempête.

Dans tous les secteurs, nous pouvons nous adapter à ce nouveau mode de vie, cette nouvelle approche distancielle du business.

Être accompagné-e pour y arriver

Chacun son rythme

Tout le monde n’est pas prêt à changer. Et ici, je n’amène aucune critique négative :

  • Certaines entreprises ne sont pas pensées pour accepter un changement rapide
  • D’autres entreprises ne peuvent tout simplement pas changer, par rapport à leur business actuel
  • Toutes ne sont pas prêtes en même temps
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Dans tout business, nous pouvons retrouver cette courbe de l’innovation. Les Early adopters suivant les innovateurs pour générer la maturité initiale.

Aider maintenant …

Certaines entreprises vont avoir, et ont déjà, besoin d’aides, d’une grande aide !

Et c’est sûr, actuellement, les entreprises ont besoin de trésorerie (un grand besoin), et vont devoir s’endetter pour passer cette étape.

Or, l’Etat s’est engagé, à priori, a aidé toutes les entreprises : seulement pour des problématiques de trésorerie, donc de passer le cap des charges présentes, et non pour permettre l’innovation.

Toute cette aide, c’est ..pour le maintenant, pour le début de la courbe descendante (du deuil).

Comme si nous devions attendre, comme si nous pouvions attendre.

Dès maintenant, nous pouvons avancer, dès maintenant, nous pouvons préparer le pendant et l’après.

Oui, vous avez bien lu, pas que le après !

Gardons à l’esprit que rien n’est sûr, sur le retour au rapprochement social. Rien n’est moins sûr que de dire que cela va continuer encore 3-4 mois, voire 9 ;=) …

Accompagner pour avancer ensemble

Or, ne devrions-nous pas commencer dès maintenant à accompagner les entreprises ?

Ne peut-on pas créer des projets, des entreprises autour du confinement, pour aider les entreprises à vivre avec ce confinement ?

Ne peut-on pas imaginer un tournant de l’aviation qui se recycle dans l’aviation de drone, avec nettoyage de ville automatisée ? (c’est un exemple :D)

Ne peut-on pas, dès maintenant, préparer de nouveaux métiers, de nouveaux business, au lieu d’attendre que l’avant revienne (ou pas) ?

Une lueur d’espoir ?

  • Serrons-nous les coudes,
  • Entraidons-nous,
  • Construisons un monde où l’on peut accompagner ce changement
  • Travaillons dès maintenant à s’adapter

On est actuellement en train de retenir sa respiration, comme un poisson hors de l’eau. Et que faisons-nous actuellement ? on donne des bouteilles d’oxygène à des poissons ..

Qui nous dit que l’eau va revenir ? Si ça se trouve, le poisson va devoir s’adapter à respirer sans eau … et très vite : dès maintenant !

Commençons à préparer ce changement ! Faisons-nous confiance …

ET maintenant !

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