Sans centre de formation, peut-on former ?

Imaginez un monde où il n’existe aucun formateur, aucune formatrice. Imaginez un monde où les centres de formations sont interdits d’exister.

Que se passerait-il ? Pensez-vous que les personnes vont cesser de se former ? Comment les entreprises pourraient vivre sans formation ? Est-ce possible ?

Partons dans ce monde imaginaire, pour arriver à la fin de cet article à des conclusions super enrichissantes !

Votre collègue a besoin de vous

Vous êtes tranquillement en train de travailler, et tout d’un coup, votre collègue, Julien, vous interpelle (ou vous fait une Visio).

Vous lui prettez main forte, en lui expliquant, tant bien que mal comment faire. Oh, vous n’avez pas de compétence pédagogique, mais pourtant, vous essayez de lui montrer comment faire …

Au bout de plusieurs dizaines de minutes, vous jetez l’éponge … Non décidément, vous n’avez pas la patience pour bien expliquer.

Et pourtant votre collègue a besoin de vous, il-elle est bloqué-e.

Et toujours cette interdection d’avoir des centres de formation … C’est à n’y rien comprendre, les choix de l’Etat par moment …

Comment faire ? Comment réussir à aider votre collègue qui n’y comprend rien, mais alors rien.

… Tant pis pour lui.

Vous retournez à votre travail.

Transmettre sans pédagogie, possible ?

Ca fait quelques jours que vous n’avez pas entendu parler de votre collègue, qui avait ce fichu problème.

Ca vous ronge en fait. Pourtant la solution est simple, vous savez comment faire … mais de là à bien réussir à transmettre ce que vous savez …

Si seulement vous saviez comment transmettre avec pédagogie ce que vous savez, votre expérience !

Et impossible de se faire former par des formateurs- des formatrices spécialisé-e-s. En fait, l’Etat avait eu raison de les interdire … c’était souvent des charlatans en fait ..

Oui, mais là, actuellement y a pas à dire, ça manque cruellement, de compétence pédagogique.

Bon, vous vous dîtes que votre collègue a dit trouver les tutos qu’il fallait sur Internet. Ca au moins l’Etat ne l’a pas interdit.

Quand bien même, vous vous notez d’aller revoir votre collègue demain matin, pour voir si c’est ok pour lui.

Votre collègue a besoin de vous, toujours. Une aide à trouver

Chose promise, chose due, vous y retournez le lendemain, il est 11h00.

Votre collègue est en panique : votre chef lui a mis une pression de dingue. Il doit réussir à finir son travail pour mardi prochain ! Et, il n’a pas du tout réussi à s’en sortir avec les tutos sur Internet. C’est pas faute d’avoir essayé en plus !

Vous hésitez … et puis vous vous désistez … à chaque fois, vous perdez patience … à chaque fois, les personnes que vous formez s’énervent …

Clairement, il vous manque des compétences pour former.

C’est peut être temps de devenir formateur, en cachette ?! Même si l’état l’interdit, on peut peut-être trouver un centre de formation, en douce …ni vu ni connu …

Autour de la machine à café, une idée, une piste à creuser

Une heure plus tard, vous voilà à la machine à café.

Votre collègue, Marion, discute un peu avec vous. Vous lui parlez du problème de Julien :

– son grand besoin de savoir utiliser le logiciel installé la semaine dernière,

– votre peur bleue de former, de votre échec la dernière fois que vous avez essayé avec Julien,

– votre désarroi alors que vous voulez vraiment l’aider !

Et là Marion, vous dit :

Des compétences dans ce logiciel ? Tiens, super !

Et c’est de là que tout a émergé !

Des compétences mises ensemble pour aider, pour diffuser

Après avoir échangé avec Marion, après discuter longuement avec Hélène, tout va très vite :

Un second rendez-vous améliore le tout

Après tous ces échanges, et une première version bêta de prête, vous et Hélène rencontrez Sylvain, qui est passionné par la gamification.

Et là, une nouvelle porte s’ouvre à vous : pouvoir générer une motivation extra-séque pour accompagner les personnes qui souhaitent s’auto-former.

Transmettre ses connaissances, à travers des jeux sérieux, des jeux faits pour l’entreprise, c’est, sans être une révolution, un vrai changement qui change tout.

Retour à la réalité

Revenons à la réalité. Bien entendu, les centres de formations existent, et surtout, bien entendu, ils sont utiles, très utiles.

Et, cela va de soi, le métier de formateur, formatrice, est un vrai métier, avec un apprentissage, un savoir et savoir-faire, au delà du savoir que l’on veut transmettre.

Et pourtant, je reste convaincu que l’apprentissage peut se faire en interne dans l’entreprise. Et si aucune compétence pédagogique en interne existe, il est tout à fait possible de se faire accompagner par des compétences externes qui vous épaulerons, tout comme Hélène a pu le faire pour vous.

Un bon tremplin quand on souhaite pérenniser ses projets

Prenons un domaine d’activité où j’interviens : l’informatique, et le développement de projets IT (logiciels, applications mobiles ou bien sites web).

Pour qu’un projet puisse durer dans le temps, les équipes qui travaillent doivent se former en interne, réussir à transmettre :

Si les équipes ne passent pas par des phases où elles échangent, cherchent à s’auto-former, le projet risque fort de mal avancer, et même d’échouer.

Et bien que souvent elles attendent beaucoup des formations via des centres de formation (profiter d’une expertise, profiter d’un savoir-faire pédagogique), les formations arrivent bien souvent trop tard, et le projet s’en ressent… très rapidement !

Et Julien alors ?

Oui, c’est vrai, ça, on peut se poser la question : Et Julien alors, il a eu sa formation, il a réussi à comprendre l’outil ? Il a réussi à livrer à temps ce que son chef lui avait demandé.

A votre avis ? 🙂

Au début, et c’était même avant le confinement, lorsqu’on m’a proposé d’animer une session de deux jours autour de l’agilité et de la cohésion d’équipe, en distancielle, j’étais très perplexe … Au début 🙂

Transmettre les valeurs qui me sont cheres, à travers une réunion Visio, était-ce vraiment possible ? N’allais-je pas perdre tout ce que je transmettais en présentiel ?

Quoi, vous avez cru que j’allais abandonné ? C’est mal me connaître ! :=D

J’ai relevé le challenge, et je vous livre ici ce que j’ai mis en place pour réussir cette mission.

A transmettre

Rappelons ici ce que l’on souhaite transmettre durant une formation de cohésion d’équipe, ou d’un accompagnement agile :

Les avantages du présentiel

Remémorons-nous ces moments où nous pouvions faire des accompagnements en présentiel.

Oui c’était un vrai plaisir.

Nous partagions un contact visuel.

Nous étions ensemble durant une pause, une pause professionnelle.

Nous pouvions nous retrouver : retrouver des collègues, en découvrir des nouveaux.

Et en plus, si ça se trouve, nous apprenions des notions intéressantes …

Et puis, du côté de celui, de celle, qui accompagne, quel bonheur !

Pouvoir avoir un tableau blanc, pouvoir mettre en scène, animer, créer du lien, faciliter le groupe, détecter les incompréhensions, transmettre avec impact et pertinence, …

Ah ce temps béni !

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Et puis, il y a eu le …confinement.

Les problématiques du distancielle

Et nous voilà à devoir faire notre deuil du présentiel : animateurs, animatrices de formation, facilitateur, facilitatrice, conférencier, conférencière, ..

Et dans la phase descendante de notre deuil, nous passons par des états de deni, de colère, de refus du distanciel :

Avoir de la patience, oui, et encore plus qu’avant

Alors, oui, c’est clair, la première compétence que l’on découvre quand on fait du distanciel, c’est la patience !

Patience d’accepter que chacun, chacune arrive à se connecter aux outils que l’on va utiliser.

Patience quand on doit répéter, des fois, 3 voire quatre fois ce que l’on a dit, car une des personnes ou même plusieurs, n’a pas entendu, car ça « laggue », le micro ne fonctionne pas bien, on a « été coupé », ..

Patience, encore, quand on passe un temps assez conséquent à présenter, à former sur l’outil que l’on va utiliser (un super méga trop bien outil que l’on a trouvé d’ailleurs :=D), au lieu de se concentrer sur le module en cours.

La perte du contact humain

Et puis, vu que nous ne sommes pas à côté, pas dans la même salle, il nous paraît vraiment plus difficile de créer du lien.

Comment réussir à briser la glace dès le démarrage d’une formation ou d’un accompagnement alors qu’on est en distanciel, et que l’on avait prévu par exemple un jeu autour de la murmuration d’un groupe ?!

Difficile aussi de détecter qu’un groupe va bien, qu’une personne est en difficulté, à travers une caméra : c’était tellement plus simple quand on était tous et toutes dans la même salle !

Des solutions ludiques en gardant la cohésion d’équipes

OK OK, et si on tentait de passer outre les problèmes ?

Dans chaque problème, on peut trouver une opportunité, n’est-ce pas ?

Vous savez, c’est cette histoire qui dit que lorsque le vent se lève, certain-e-s se protègent, d’autres gonflent les voiles de leur bateau, et enfin, d’autres encore, construisent des moulins !

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On se retrousse les manches et on y va ?! 🙂

Quels sont objectifs durant ces deux jours ? Transmettre les valeurs de l’agilité, de la cohésion d’équipe, et gérer un projet en acceptant le changement tout le temps.

OK, c’est noté, on y va ! Place aux jeux.

Oui, on peut faire des jeux sérieux, du ludo-éducatif même à distance ! Suivez-moi, je vous présente quelques exemples de transformations de jeux que j’ai réalisées !

Repenser le jeu des avions en papier, en distanciel

Ce jeu vous proposer d’incarner une entreprise qui crée des avions en papier.

Chaque avion a un coût de construction.

Si on produit 5 avions en papier, qui respectent les conditions dictées par le client (que l’on découvre petit à petit durant le jeu), on gagne de l’argent. Si nous n’atteignons pas les 5 avions (donc si le lot n’est pas réalisé), on ne gagne rien.

Ce jeu a vraiment du succès quand je souhaite transmettre plusieurs valeurs autour de la cohésion de l’équipe, et de l’agilité (la vraie, hein, pas les bullshits d’aujourd’hui).

Ok, ça fonctionne bien … mais en présentiel ! Ouch, du coup, on fait quoi ? On l’oublie quand on est en distanciel ?!

Que neni !

On le repense, on l’améliore, on innove ! 🙂

Comment ? Avec zoom, whatsapp et quelques changements dans les règles ! 🙂

Dans zoom, nous avons la possibilité de créer des sous groupes, des salons temporaires.

En équipe de 2, ou de 3, vous proposez à chaque équipe de travailler ensemble sur la construction des avions chez eux (chacun chez soi). Ils échangent chacun, chacune, à travers leurs salons de sous-groupe pour produire les avions, en respectant les règles.

Note: Juste avant, vous aviez pensé à inscrire tout le monde sur un whatsapp commun.

Et dès qu’ils ont réalisé des avions qui respectent les règles, ils publient les vidéos des avions qui volent, chez eux, via whatsapp.

Pour la cohésion d’équipe : c’est génial, on voit ce que chacune, chacun fait, on peut échanger, s’améliorer après, en debrief, en regardant les vidéos de tout le monde !

Tout le monde adore !

Et voilà ! Le tour est joué, l’activité a été revisitée, et ça fonctionne super bien !

Améliorer l’icebreaker de l’humeur de chaque participant-e

Au démarrage de l’animation, c’est sympa de faire un icebreaker, avec Dixit par exemple, où chacun-e choisit une carte et indique comment il-elle se sent.

C’est très agréable, et ça crée du lien : méteo interne, envie, ressenti !

Ah flûte, va pour présenter sur une table, à distance, les cartes Dixit … Comment on fait ? On filme les cartes ? et propose à chacun, chacune, de choisir, même si elle-il ne voit pas très bien la carte … hmm non non, pas très agréable !

Et si on pensait autrement ?

Alors, pour réussir ce changement et que tout le monde le vive bien, voici ce dont vous avez besoin :

Durant le dernier accompagnement que j’ai réalisé, voici un imprim écran de ce que ça a donné :

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Alors pourquoi Trello ?

Trello est un des outils les plus faciles d’accès à distance, il est rapide à prendre en main, et permet en plus de partager des notions autour du management visuel (Kanban, ScrumBoard, …) !

Construire un jeu autour de la communication, à distance

Et pour finir cet article, et même s’il existe encore de nombreux exemples où j’ai repensé les jeux que j’utilise pour être fonctionnel en distanciel, je vous présente un de mes chouchoux !

Comment réussir à transmettre l’importance d’une bonne communication entre un cliente, une cliente et l’équipe qui réalise le produit ?

De nouveau, nous allons utiliser Zoom, Whatsapp, Trello, et les mini-salons, avec du papier, et du crayon.

L’idée c’est d’allier les nouvelles technologies avec le réel, le palpable ! Les deux peuvent vivre ensemble !

Voici comment faire :

Aujourd’hui, et demain, gardons ce que l’on a appris

En conclusion, nous voyons qu’il est tout à fait possible de relever le challenge du distanciel sans perdre le côté humain, et le côté ludique qui sont très chers à mes valeurs.

Ca demande un temps d’adaptation, c’est sûr, de la patience comme je vous en avais parlé plus haut, et une bonne dose de fun et d’innovation !

Ne trouvons pas dans ce confinement une excuse pour détruire ou abandonner ce qui fait de nous des humains !

Au contraire, c’est une vraie opportunité, j’en suis convaincu !

Et enfin, que se passera-t-il après ? Devrons-nous obligatoirement faire uniquement du présentiel ? Je ne le pense pas, je ne le veux pas !

Plutôt que demander à un formateur, une formatrice de partir de Strasbourg pour aller à Marseille, faire un trajet long, loin, ne sera-t-il pas possible de garder ce que l’on a appris dans ce confinement : le distanciel c’est possible !

Et le distanciel, peut encore s’améliorer, j’en suis persuadé !

Et si je vous disais que le confinement va durer jusqu’à la fin de l’année ? Et si je vous disais que rien ne sera plus comme avant ?

Là, tout de suite, première réaction d’un changement aussi violent : non, ce n’est pas possible, je n’y crois pas !

Démarrage du deuil

Tiens, tiens, nous entrons dans la première des phases du deuil, qui accompagne toute période de transition, de changement.

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Je pense même qu’un confinement de 9 mois, va nous amener à ressentir de la colère, de la peur :

Ces émotions, ces ressentis (comme toutes les émotions) sont nécessaires ! Assurément ! Elles vont nous aider à passer le cap, à se préparer vers le changement … tout doucement (ou rapidement), ça dépendra de chacun-e.

NOTE: tout le monde n’est donc pas armé pour accepter ce confinement de 9 mois. Tout le monde ne peut pas le faire, ne pourra sans doute pas le faire. Tout du moins, s’il n’est pas accompagné … et, … nous allons y revenir dans la suite de cet article.

Ok, ok, revenons à ce qui se passe maintenant, en ce jour du 25 mars 2020.

Et oui, vous l’aurez compris, pour l’instant, on ne nous parle pas encore de 9 mois de confinement … et c’est bien là le problème.

Pourquoi ?

Nous n’avons pas assez de temps !

Pas assez de temps pour se dire qu’on va accepter ce moment,

Pas assez de temps pour se dire qu’on peut avancer, qu’on peut oser.

Nous sommes dans un état d’urgence, (et l’état l’a validé du point de vue de l’assemblée).

Donc, tout est géré … dans l’urgence.

Pas le temps de se préparer, pas le temps d’accepter.

Or, actuellement, que se passe-t-il ?

On nous annonce 15 jours, puis peut-être un mois, voire 45 jours, voire …, on ne sait, en fait, pas.

Rien de stable, rien de sûr. Vous allez me dire, c’est normal, en cette période.

Toute cette période est ressentie comme anxiogène, comme négative.

Les peurs sont là, normales, nécessaires, car le danger est là, en tout cas il est ressenti comme tel.

Et que fait-on lorsqu’on a peur ? Plusieurs réactions possibles.

Regardons autour de nous : beaucoup de chantiers sont décalés, beaucoup de projets sont annulés, ou bien remis à plus tard, bon nombres de formations prévues pour cette période sont reportées à septembre, voire … annulées tout simplement.

Nous sommes au bord de la dépression (si l’on en suit la courbe du deuil) ….

Et nous attendons, nous sommes groguis par ce qui se passe, nous n’osons pas prendre de décisions.

Comme dirait une collègue, c’est l’effet élection présidentielle : vu que le choix d’un président, d’une présidente peut apporter des règles différentes, vu que cela peut tout changer, on préfère attendre, reporter les décisions, plutôt qu’avancer, et s’adapter.

Et si nous osions ?

NOTE: ici, je vais parler d’idées, de possibilités. Loin de moi l’envie de critiquer les choix d’aujourd’hui. Ils se comprennent, se respectent. Je propose simplement une autre voix, ouvrir le champ des possibles.

Revenons au début de l’article, je vous annonçais une fiction où un confinement de 9 mois allait arriver.

Après toute la phase descendante du deuil, nous allions pouvoir amorcer la phase montante, celle qui mène vers l’acceptation, vers la quête de sens, vers la sérénité et la croissance.

L’humanité sait s’adapter à toute situtation, aussi complexe qu’elle y paraît de prime abord.

Et si nous nous disions cela actuellement ? Et si nous osions accepter la situation, pour par la suite avancer ?

Prenons un exemple : les conférences, l’événementiel.

Une conférence se fait en présentiel, c’est sûr, et l’habitude c’est d’inviter bon nombres de personnes à rester assises dans une salle, devant une personne (ou plusieurs) qui va parler, présenter ses idées.

Et si, dès maintenant, nous nous disions, hey, on peut faire la même chose à distance ?!

Comment ?

Nous avons la chance, j’entends, chez nous, en France, d’avoir la technologie pour le permettre. Des webinaires existent par exemple et ce depuis un moment, sur internet.

On pourrait étendre cette idée, avec des centaines, des milliers de personnes.

Une question ?

Pourquoi, lorsque une conférence est présente sur Internet, elle est très souvent gratuite ? (je prends l’exemple de Microsoft qui propose des conférences autour de .net par exemple, qui sont à chaque fois gratuites).

Ne peut-on pas proposer un business réellement distancielle, où l’on accepte de payer pour suivre une conférence, de qualité, en ligne ?

Un second exemple : les formations, l’apprentissage

Actuellement, nous vivons un vrai tsunami autour de la formation :

Des préparations opérationnelles à l’emploi sont actuellement tout bonnement annulées ! Des formations, prévues depuis plusieurs mois, sont elles aussi, soit décalées en septembre, soit abandonnées.

Les explications sont nombreuses :

Une question ?

Et si, au lieu de formation d’une durée de 7 hr, nous changions la donne, nous revoyions notre façon de former, d’apprendre ?

Ne peut-on pas proposer la même formation, segmenter en modules de 2 heures, à suivre tous les jours ? Et même si on ne la suit pas en direct, ne peut-on pas l’enregistrer, la diffuser sur un accès privé, et le formateur-formatrice reste disponible après diffusion ?

Des exemples nombreux

Nous pouvons prendre ici d’autres exemples, et réfléchir à d’autres solutions possibles en cette période de changement.

C’est très souvent dans la contrainte que l’on innove le plus ! (ou tout du moins c’est un des catalyseurs de l’innovation).

Et pour y arriver, nous devons passer par la courbe d’état du deuil.

Osons avancer

C’est certain, cela ne fait qu’une semaine, et le chemin est long vers le changement, vers l’acceptation de cette situation.

Des secteurs d’activité sont en total arrêt (le secteur du tourisme, et donc de l’aviation, l’immobilier aussi, …). Et ces secteurs sont des clefs de l’économie mondiale actuelle.

Nous sommes donc tous impactés, nécessairement.

Et pourtant, je suis persuadé qu’une autre voie est possible.

En se disant que nous ne reviendrons pas en arrière, que l’avant ne sera pas après, on accepte le chemin (ou on y est forcé), et donc on peut / doit avancer : construire, pas à pas, le nouveau futur. Et non attendre, comme si c’était une vulgaire petite tempête.

Dans tous les secteurs, nous pouvons nous adapter à ce nouveau mode de vie, cette nouvelle approche distancielle du business.

Être accompagné-e pour y arriver

Chacun son rythme

Tout le monde n’est pas prêt à changer. Et ici, je n’amène aucune critique négative :

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Dans tout business, nous pouvons retrouver cette courbe de l’innovation. Les Early adopters suivant les innovateurs pour générer la maturité initiale.

Aider maintenant …

Certaines entreprises vont avoir, et ont déjà, besoin d’aides, d’une grande aide !

Et c’est sûr, actuellement, les entreprises ont besoin de trésorerie (un grand besoin), et vont devoir s’endetter pour passer cette étape.

Or, l’Etat s’est engagé, à priori, a aidé toutes les entreprises : seulement pour des problématiques de trésorerie, donc de passer le cap des charges présentes, et non pour permettre l’innovation.

Toute cette aide, c’est ..pour le maintenant, pour le début de la courbe descendante (du deuil).

Comme si nous devions attendre, comme si nous pouvions attendre.

Dès maintenant, nous pouvons avancer, dès maintenant, nous pouvons préparer le pendant et l’après.

Oui, vous avez bien lu, pas que le après !

Gardons à l’esprit que rien n’est sûr, sur le retour au rapprochement social. Rien n’est moins sûr que de dire que cela va continuer encore 3-4 mois, voire 9 ;=) …

Accompagner pour avancer ensemble

Or, ne devrions-nous pas commencer dès maintenant à accompagner les entreprises ?

Ne peut-on pas créer des projets, des entreprises autour du confinement, pour aider les entreprises à vivre avec ce confinement ?

Ne peut-on pas imaginer un tournant de l’aviation qui se recycle dans l’aviation de drone, avec nettoyage de ville automatisée ? (c’est un exemple :D)

Ne peut-on pas, dès maintenant, préparer de nouveaux métiers, de nouveaux business, au lieu d’attendre que l’avant revienne (ou pas) ?

Une lueur d’espoir ?

On est actuellement en train de retenir sa respiration, comme un poisson hors de l’eau. Et que faisons-nous actuellement ? on donne des bouteilles d’oxygène à des poissons ..

Qui nous dit que l’eau va revenir ? Si ça se trouve, le poisson va devoir s’adapter à respirer sans eau … et très vite : dès maintenant !

Commençons à préparer ce changement ! Faisons-nous confiance …

ET maintenant !

Vous vous rappelez ce temps, où l’on pouvait se serrer la main, se faire la bise, faire des réunions …

Vous vous rappelez ce temps, où l’on pouvait se voir, se parler de vive voix, sans se faire un call, se faire une visio …

Le temps du contact est révolu !

Comment alors passer du bon temps en entreprise ? Comment réussir à garder « le contact », à jouer ensemble, à partager, à rigoler, à apprendre, à échanger ?

Cet article est le premier d’une série autour du contact humain à distance (un vrai oxymore, un paradoxe, n’est ce pas ?!).

Je vais commencer en échangeant autour du besoin d’apprendre.

Apprendre malgré tout

Ahh quel plaisir de se retrouver dans une formation, présentielle, et d’avoir et voir un formateur, une formatrice !

La formation, j’en ai parlé souvent, ce n’est pas que transmettre un savoir, comme injecter le contenu d’une disquette dans le cerveau d’un humain (cf Matrix).

C’est aussi du contact humain, un partage de pair à pair, un plaisir durant plusieurs journées

Hmm super, nous voilà déprimé-e-s, maintenant que le contact n’est plus possible. Les formations ne vont plus pouvoir être possibles, c’est sur … 🙁

Des plateformes LMS de formation à distance

Comment ça, on peut se former à distance ?! Comment c’est possible, et en plus ça se passe bien ?!

Oui, déjà, il existe de nombreuses plateformes qui permettent de se former seul-e, et choisir la formation que l’on souhaite (toutes ces plateformes sont regroupées autour du terme Edtech).

Et pourtant, qu’elles ont mauvaise réputation ces plateformes :

Ca ne peut pas plaire à tout le monde, c’est sur, et ça plaît en fait à peu de personnes.

Dans un sondage que l’on a réalisé auprès de 200 personnes pour notre startup La Diagonale du poulpe, les personnes ont peur de se sentir abandonnées, ne savent pas quelle plateforme choisir.

Le distancielle, en groupe, ça existe déjà

A côté de ça, d’autres plateformes, plus « humaines », sont apparues (comme O’Clock) par exemple.

Reprenant le principe déjà existant dans les centres de formation (le distancielle), ils en ont fait une école à part entière : se former, en chausson (donc chez soi).

Là encore, les peurs sont fréquentes (et constatées) dans ce type de formation.

Du côté du formateur, de la formatrice, citons les peurs de : détecter une personne qui ne suit pas, motivation à travers un écran, garder le lien avec le groupe, alors qu’on est chacun chez soi, … (et je ne parle même pas des formations autour des groupes : oser parler en public, la cnv, l’agilité, …
comment réussir à faire des formations efficace à distance ?)

De l’autre côté l’apprenant-e aussi s’inquiète : comment puis-je être aidé-e, alors que je suis à distance, vais-je rester concentrée, devant mon pc, vais-je entendre, …

Garder le contact, en formation distancielle, c’est possible, ça s’apprend

Alors doit-on abandonner l’envie de se former, la nécessité de se former en entreprise ?

rester connecte en contact apprendre

Vous l’aurez compris, je suis convaincu du contraire ! On peut reprendre tous les principes de la formation présentielle, à distance :

Comment ?

Faisons preuve d’imagination, innovons ensemble ! Il suffit d’une méga plateforme de formation, où tout le monde pourra se connecter en Réalité virtuelle (VR), et comme ça on se croira dans une vraie salle de formation, avec un formateur, une formatrice, et qui …

Bon ça c’est mon rêve (ou pas). Et je reste persuadé que ça va se démocratiser, surtout maintenant grâce au covid19. Que ce soit autour de la formation, de l’éducation, la VR est en train d’arriver à grand pas.

Sinon, en attendant que la VR se démocratise, je vous propose de rester dans le concret.

Comment ?

Prenons un formateur, une formatrice, qui a l’habitude de faire du présentiel. Comment peut-il-elle franchir le pas de proposer des formations distancielles ?

Prenons un apprenant, une apprenante, qui a l’habitude de se retrouver dans une salle de formation, avec d’autres personnes, et d’apprendre grâce à ses pairs, et/ou grâce au formateur, à la formatrice. Comment peut-il-elle appréhender sereinement la formation à distance, depuis chez elle ?

Recommandations pour une formation distancielle efficace

Du point de la personne qui transmet.

Côté technique :

Côté humain :

Et pourquoi pas par exemple : envoyer un objet à chacun, chacune, avant la formation, par voie postale, qui identifiera le groupe, durant la formation. L’idée ici c’est de le présenter, le montrer durant la formation distancielle (ça peut être un T-Shirt, une balle, …).

Du point de vue de la personne qui va apprendre

Côté technique :

Côté humain :

Garder le contact humain, même en formation distancielle

Vous l’aurez compris, je suis convaincu que l’on peut continuer à apprendre, à se former, à transmettre, même à distance.

N’oublions pas que nous sommes des humains, des humaines. Et nous aimons, pour la plupart d’entre nous, le contact, la chaleur humaine.

Nous aimons pouvoir discuter, nous connecter à l’autre.

Alors cherchons tout ce qui permet de nous rapprocher, même à distance, même durant une formation distancielle.

Et nous passerons avec brio cette période. Et nous vivrons un moment, certes, moins agréable, et pourtant tellement humain tout de même !

Pour conclure ce premier article, je souhaite vous évoquer un moment que j’ai vécu au badminton :

A chaque fin de match de badminton, on aime se taper dans la main, pour se féliciter, se remercier, et garder le lien entre l’équipe et avec l’équipe « adverse ». Or, nous ne pouvons plus le faire, avec le covid (ou la gastro, ou …), comment faire ?

Nous avons innové : raquette contre raquette (la raquette remplace la main).